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  • La si touchante chronique de Nathalie Lacube pour La Croix, octobre 2018.
LA CROIX
rockfolk

L’oiseau bleu ou l’imagerie onirique d’un accomplissement personnel, l’épanouissement qui irradie un entourage proche afin d’y déverser tout son lot de beauté. Si un album peut s’enorgueillir de capter autant de stimuli remplis de béatitudes, c’est bien Rising – La Fin de la Tristesse dont l’intitulé résume à lui seul une élévation étant parvenue à annihiler des humeurs affectées. Il n’y a pas de filouterie vis-à-vis de la livraison, le disque de BlauBird (bien épaulé par une campagne de financement participatif) est de cet ordre. On imagine alors le ciel qui se dégage de ces nuages trop sombres, laissant poindre les timides mais réels rayons du soleil. Pour autant, il n’est pas question de réfuter la pluie et ses bienfaits naturels. La musique ondule ici entre cette nostalgie palpable et l’espoir grandissant de jours plus lumineux.

A l’initiative de l’œuvre, nous retrouvons Laure Slabiak dont le chant est une invitation au voyage. L’auteure, compositrice et interprète ne peut susciter l’indifférence tant sa tessiture est une bénédiction vouée aux plus grandes louanges. Il faut dire que l’intéressée a une forte expérience du chant lyrique, plus particulièrement en qualité de contralto. Avec ce projet mûri depuis plusieurs années, c’est une fusion des genres qui vient nous cueillir. Pour cela, Laure Slabiak a élaboré sa matrice avec Olivier Slabiak, compagnon à la ville comme à la scène pour la plus parfaite des symbioses.

« J’entends mon oiseau bleu, la nuit. Je l’entends chanter, ici même dans mon cœur »

Dix titres s’offrent à nous. Tout commence par Daddy ancré sur les bases d’une simplicité mélodique. Nous y croisons la grâce et la douceur d’un piano. L’enchaînement s’opère sur les langueurs monotones de L’Absence, morceau enregistré comme le précédent par le britannique Ian Caple bien connu pour ses talents de producteur lui ayant permis de magnifier le travail de noms aussi prestigieux que ceux de Tricky, Alain Bashung, Yann Tiersen ou les Tindersticks (liste exhaustive). Là encore, impossible de ne pas savourer le rendu chargé de mystères qui se dégagent d’une section de cordes. Le titre se distingue comme le reste du recueil par sa faculté à jongler avec les langues. Cerise sur le gâteau, l’intro et l’outro se voient affubler d’un échantillonnage tiré de Claude Debussy et son fameux Clair de Lune. Les influences sont multiples, raffinées et s’entremêlent avec éloquence.

La transition sera traversée de soul sur les notes de Blue Bird dont l’orchestration plus ample vient desservir un envol des plus magnifiques. A la suite, On Levouch résonne de son phrasé yiddish combiné à une dimension électronique soutenue. La programmation confère un aspect moderne mâtiné d’une bande son qualifiée à juste titre de « trip-hop lyrique ». La singularité du composite ne souffre d’ailleurs d’aucune rature, bien au contraire !

L’auditeur pourra également s’émerveiller à la lueur des arpèges légers de la pièce maîtresse qui nous berce. Craddle Song irradie de son spleen idéal, ses étirements gonflés d’un spectre positif enrichissent la poésie de William Blake. Dans la même lignée littéraire, nous retrouverons la prose de Victor Hugo au travers de DemainDès L’Aube où figure la participation du Professeur Inlassable pour  une adaptation osée mais piquante.

Le point d’orgue sera apaisé, telle une mélopée remplie d’espoir (Tes Mots d’Or)… Avant que le chant d’un grand-père disparu n’apparaisse dans un vibrant hommage… Comme un lien éternel et sacré…

Si vous êtes friands d’ambiances captivantes, mystiques, poétiques, teintées de sonorités aussi variées que soignées, ce disque est fait pour vous. BlauBird s’y dévoile au travers d’une force émotionnelle des plus troublantes.

BlauBird – Rising – La Fin de la Tristesse –sorti le 21 septembre chez Elles et O / Differ-Ant
Songazine#1

Il nous faut remercier ici Nicolas F. qui a centrifugé vers mes oreilles votre album : Rising // la fin de la tristesse, publié sous la signature de Blaubird, votre projet musical personnel trip-hop lyrique.

Blaubird

Dans le flot incessant des nouveautés qui se lance contre les digues de nos lignes éditoriales, la vague qui vous porte a submergé la jetée et m’a éclaboussé. Tout trempé, j’ai dit waouw, voilà qui est frais et puissant. Et voilà, Word est ouvert , mes index sont au travail sur l’azerty ;

Je l’ai beaucoup aimé, je vais illico m’efforcer de rédiger un post et le partager.

Nos quelques lecteurs vont se demander tout d’abord… de quoi s’agit-il ?

Paresseux, je les renvoie directement sur votre blog, où vous compilez des critiques fort bien rédigées (et justement) laudatives à ce sujet ! Il faut cliquer ici. Mes collègues ont du talent. Bis repetita placent.

Je tiens à leur signaler que vous avez d’autres cordes à votre arc : formation classique de haut niveau, chanteuse lyrique dans de nombreuses dimensions et créations, des rôles d’opéra, concert-lecture, poète, dessinatrice, conceptrice de spectacles … je me demande quelle muse vous aurait oubliée ? Aucune sans doute.

Le rôle du rock-critic est de donner envie, de transmettre : j’espère que cela sera le cas. Si je n’arrivais même à convaincre qu’un seul lecteur, un seul nouvel admirateur de ce magnifique opus, ma journée aura été bien remplie.

La liberté (souvent inutilisée) du rock-critic est de partir en vrille, d’écrire des bêtises ou de déraper dans les mots, de trouver un angle bizarre ou une construction atypique des quelques 2000 signes remplissant une chronique.

Dans ce cas précis, je tourne en rond car seule me vient la reconnaissance pour l’écoute des magnifiques chansons, de la voix superbe et des arrangements émouvants.

Alors, terminons là, répétons à tout internaute égaré sur nos pages qu’il est urgent d’écouter le disque suivant :

Je me permets de vous adresser une pensée amicale et respectueuse,

Jérôme « pas encore @ Victor Hugo level » V .

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Skriber - oct 2018
Skriber - oct 2018
  • Chronique de Arnaud Le Tillau pour Quai Baco, octobre 2018

De son véritable patronyme Laure Slabiak , BlauBird nous enveloppe de son authenticité folk et de sa folie de l’illustration sonore pour un album ne rentrant dans aucune case. Puisant aussi bien dans la pop, le folk ou le rock elle dessine une musique à la mélancolie profonde qui nous touche sur un album grave et somptueux. 

BlauBird - « Rising / La fin de la tristesse » : La chronique

Usant d’illustrations sonores, BlauBirdintroduit sa musique avec une délicatesse folle la contextualisant dans un univers cinématographique à l’image du très beau « L’absence ». En français, anglais ou allemand la jeune femme se plait à passer d’une culture à l’autre pour un tout à la mélancolie infinie. On découvre une artiste à l’aise entre les style, fondant dans un rock d’apparat une folk chaleureuse. De sa voix au grain rond, BlauBird se faufile dans des morceau aux envolées brillantes qui sans tomber dans une grandiloquence facile, se dessinent en une musique simple et profonde au folk maitrisé « Daddy ».

Lyrisme mélancolique, nostalgie mélodique, tout chez BlauBird questionne un état entre joie passée et tristesse présente. De sa voix douce et ronde, elle caresse nos pensées avec grâce et rêverie tout en gardant une part de réalisme grinçant. Violons aux cordes chagrinées, mélange des chants de l’Est et d’une mélancolie Anglo-saxonne, BlauBird intrigue par son atypisme et son charisme dans un style qui n’appartient qu’à elle. On se laisse prendre au jeu de cette folk tactile et émotionnelle qui nous fait ressentir le bon vieux temps avec puissance.

Ne cessant d’inventer une musique entre simplicité et tempérance, BlauBird nous enveloppe élégamment de son univers entre feu et glace. De sa voix au lyrisme profondément mélancolique, elle nous délivre sur « On Levouch » une prestation à la force rare. Elle peint avec dynamisme une trame mélodique sur un support à l’illustration sonore en mouvement. Il en résulte un titre unique et envoûtant mêlant musicalité puissante et mise en abime cinématographique. Multipliant les couches sonores, elle dessine une atmosphère oppressante et plein de vie qui surprend, sorte de mélange inimitable de culture qui donne le frisson. 

Plus l’album avance et plus l’illustration sonore prend le pas sur l’ensemble de la musique pour devenir un élément central et pivot. Travaillant chaque sonorité à la perfection BlauBird transpire un talent de melodiste et d’arrangeur qui nous impressionne. On se laisse progressivement entraîner par cette façon unique qu’elle a de multiplier les atypismes mélodiques, les bonnes idées sonores et les expérimentations douces. 

Plus qu’une musique, chaque morceau transporte avec lui un univers à la fois sombre et nostalgique qui ne cesse de nous hanter. Loin de succomber à une pop facile, BlauBird met sur bande ses angoisses, ses souvenirs pour un rendu extrêmement personnel. On est complètement emportés par la façon dont Laure Slabiak cultive avec douceur une musique entre rudesse sonore et douceur mélodique empreint d’une mélancolie folle. Dans une ambiance situé entre folk et rock, elle dessine une musique au long court qui ne cesse de nous envelopper de son approche à la pop terriblement addictive. Une belle découverte!

Arnaud Le Tillau
arnaud.letillau@quai-baco.com

  • Merci à Break Musical.fr pour cette chronique et leur soutien, septembre 2018.

Une voix qui perce les nuages, une voix qui s’impose d’elle-même et dont il est difficile de lui résister. Ici, le plus anodin des détails, la moindre note, le simple mot, s’accrochent à mon quotidien et suffisent à créer un manque immense dès que l’album se termine.

Et puis, le reste de la journée, quand je n’ai pas le casque sur les oreilles, ces mêmes notes trottent dans la tête, disparaissent et reviennent, j’entends leurs appels, elles squattent mes pensées. Dès la première écoute, sans le moindre effort, elles ont pénétré la zone de turbulences de mon cœur. Laure Slabiak et sa voix de contralto venue du Lyrique, chante son abandon à elle même pour mieux s’envoler tel un Oiseau Bleu. La psychanalyse fait de ce symbole animal la métamorphose qui permet d’accéder à un état supérieur, un nouvel être libre et plus conscient… La voilà qui s’envole aux milieux de ses rêves, de ses racines perdues en Europe de l’Est, de ses souvenirs, l’acceptation de soi, et le renouveau qui en découle… L’album ne s’écoute que d’une traite, sans temps mort et finit par envahir l’auditeur. Je suis imprégné d’un filtre sonore qui fait résonner ma propre existence selon ses mélodies à elle. Incrédule, de titre en titre, je me laisse ensevelir par son parfum mélancolique. Dans ce voyage aux frontières entre le trip-hop, le folk et l’électro, Blaubird nous invite dans sa lumineuse poésie. En anglais, en français ou en Yidish jaillit un univers inspiré et assumé, teinté de mélancolie à l’intensité rare, à la rigueur minimaliste. Dans ce voyage, je vois un paysage folk et romantique qui se dessine, s’efface, se redécouvre et puis disparaît, dans une aventure sans fin à la chaleur acoustique et lyrique, une émotion comme un fil, mes sensations en funambule. De là-haut, je vois et j’entends des oiseaux, l’ombre de Barbara, un violon, des bruits, quelques notes de Chopin, de l’écho, un disque de Portishead, des envolées, des murmures, des paroles de gens proches de la chanteuse, des rythmes cardiaques qui s’emballent, des mots de William Blake, des ombres, du brouillard, et puis un magnifique lever de soleil. DaddyL’absenceDans le jardinCradle SongDemain dès l’aubeTes Mots d’Or… sont mes belles virées aux côtés de cet Oiseau Bleu. On partagera l’automne tiède qui s’annonce ensemble, bien confortablement dans un coton crémeux que l’on appelle Rising – La fin de la tristesse. Absolument délicieux. Incroyablement éblouissant. Bouleversant. Allez salut ! J’arrête d’écrire, je vais m’allonger avec le casque sur les oreilles et m’envoler. C’est tellement difficile de lui résister.

Blaubird, c’est une voix, c’est une voie pour me faufiler dès que l’envie me prend, vers cet état supérieur, l’âme totalement libre, apaisée, soulagée d’un poids. Une voix qui me ramène quelque part, qui m’emmène ailleurs. Quelle artiste ! Quel disque !

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« BlauBird est le nom du duo composé de Laure (chant) et Olivier Slabiak (guitare, violon et membre du groupe Les Yeux Noirs). Et à eux deux, ils réussissent à unir les sonorités trip-hop à l’indie folk lyrique et cinématographique pour en faire un mélange plutôt détonnant. On en veut pour preuve leur premier album intitulé Rising / La Fin de la Tristesse.

Et très vite, on est ébahi par ce mélange musical qui nous fait frissonner avec entre autres des morceaux aventureux mais définitivement attachants comme « Daddy », « Blue Bird » et « One » comme principaux exemples. L’un des atouts de BlauBird est la facilité pour Laure Slabiak de passer aussi bien du français à l’anglais en passant même par le yiddish comme sur « On Levouch » avec un sample vocal d’un film dont je m’en souviens plus le titre. Mais pour le reste, on se laisse emporter par ces compositions baroques mais toujours aussi poétiques à l’image de « Dans ce jardin », « Cradle Song » ainsi que « Demain dès l’aube ».

Rising / La Fin de la Tristesse ira évoquer tantôt Portishead tantôt Tom Waits mais ne descendra jamais en intensité tout au long de cet opus. La nostalgie ira hanter ces dix morceaux notamment sur « The Shore » et sur la conclusion intitulée « Tes Mots d’Or » montrant que BlauBird sait entraîner son auditeur dans un voyage passéiste mais envoûtant. »

  • La chronique de Paskal Larsen pour Foutraque.com, septembre 2018.
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  • La chronique touchante du blog Filzik, septembre 2018.
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Indie Pop Rock
Soul Kitchen

On peut lire à propos de BlauBird ceci : « Dans BlauBird, il y a Laure Slabiak et sa voix de contralto venue du lyrique, Laure qui chante son abandon à elle même, qui s’envole à tire d’ailes sur l’Oiseau Bleu retrouver l’enfant Laure, retrouver ses racines perdues en Europe de l’Est, ses rêves désenchantés, ses jardins suspendus dans le temps… » D’où est originaire ta famille ? Quelle est son histoire ? Quel est le lien avec ce projet ?

Laure Slabiak : Je n’ai pas une grande connaissance des origines de mes familles maternelles et paternelles parce qu’ils n’en parlaient pas vraiment mais globalement, du côté de mon père, nous venons du nord de la France et de l’Europe et du côté de ma mère, de l’Est. Dans l’histoire récente, ce sont donc le Nord, la Moselle, l’Alsace, les Vosges… et avant, la guerre, les « Malgré-nous », le mystère des migrations et des mélanges l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie … peut-être même la Tunisie ou l’Afrique du Nord ? Là j’extrapole. Mes racines sont effectivement un peu floues et « perdues » et c’est aussi ça qui me constitue. Ne pas savoir avec précision, dérouler le fil et remplir le vide. Et il y a eu aussi pas mal de questions récurrentes sur une éventuelle judaïté qui aurait été tue ou non-sue. Mais finalement ça n’est pas ça qui est important. L’important c’est que tous ces non-dits, ce flou, cette histoire familiale imbriquée dans une plus grande Histoire, nourrit mon désir, mes rêves et ma mythologie personnelle … quand j’écris, quand je chante, j’habite ce vide et j’invente mon présent. C’est en cela que se fait le lien avec ce projet. C’est aussi pour cela que chanter en anglais, en français et en yiddish (parfois en allemand sur scène) a beaucoup de sens pour moi. C’est affirmer que nous sommes tous faits d’une multitude d’origines et d’inspirations et que jamais il ne faut se limiter à une seule « identité ». C’est affirmer que notre identité est d’être humains, que nous pouvons faire quelque-chose des questions qui nous habitent et être fiers du flottement, de l’imprécision, des mélanges dont nous sommes faits pour s’inventer plus libres, se foutre des codes et des sois-disants prédéterminismes et créer (avec) qui on veut être !

Ton grand-père a participé au disque. C’était une évidence pour toi ?

Mon grand-père n’a pas participé au disque parce-qu’il est malheureusement décédé juste avant que commence l’aventure BlauBird. Mais, oui, cela a été une évidence pour moi de le « faire » chanter à la toute fin de l’album, après la dernière chanson qui lui est dédiée. Je voulais faire entendre sa voix que j’aimais tant (même s’il était très âgé au moment où je l’ai enregistré) et lui permettre de continuer à exister à travers BlauBird, parce-que lui a toujours chanté et n’a jamais enregistré de disques. Et puis parce c’est lui qui m’a donner envie de mettre mes pas dans les siens, de chanter, d’aller sur scène et de partager des émotions et des histoires. C’est une façon de rendre hommage à ce lien, à ces histoires qui nous donnent un point de départ. Et de pouvoir dépasser la tristesse !

Et c’est Ian Caple qui a enregistré le disque. Pourquoi l’as-tu choisi ?

En fait, Ian a enregistré et mixé 3 titres – Daddy et L’absence (titre en français et en anglais) qui sont sur l’album, et une version très acoustique de Demain dès l’aube mais que nous sortirons plus tard. Il a également mixé le titre On Levouch. C’est grâce à Freddy Lamotte, du collectif Flam, que j’ai pu travailler avec lui. Il a écouté les chansons déjà enregistrées et je lui ai aussi expliqué que pour ces derniers titres je voulais collaborer avec plus de musiciens, avoir un son plus organique et un peu plus rock mais qui garderait néanmoins une sensibilité pop et légèrement electro. Le choix de Ian a été une évidence et une grande réussite. C’est lui qui avait enregistré Fantaisie Militaire de Bashung et aussi des albums des Tindersticks et collaboré avec Tricky. En fait, des univers variés dont je me sens très proche. Et c’est un grand ingénieur du son, qui travaille en finesse et en discrétion, tout ce que j’aime. Pas d’effets de manches. Une grande sensibilité et une grande qualité d’écoute. C’est un magnifique souvenir ! Les autres chansons nous les avons enregistrées entre Paris et la Bretagne (dans notre studio avec Olivier, avec Fred Vectol au studio Question de Son et avec Eric Cervera au studio Near Deaf Experience).

Quelle est l’histoire de la chanson Cradle Song ?

Cradle Song est la première chanson composée pour BlauBird. Je suis très sensible à l’univers graphique de William Blake et j’ai découvert ses poèmes dans un deuxième temps. Cette berceuse m’a beaucoup émue, elle est extraite des Songs of Innocence. J’aime cet anglais littéraire qui dit beaucoup et cette sorte d’étrangeté. Je n’ai d’ailleurs pas forcément envie d’éclairer tout le texte … on entend « wept for me », on entend « Infant’s smiles », « Mother’s smiles », « sweet dreams, sweet babe, sweet moans, sweeter smiles, happy child, happy smile… » … c’est ce que j’aime quand j’écris en anglais, il y a ces mots et leurs subtilités, des « zones de flou » qui rendent le poème contrasté, des émotions que j’évoque dans une caresse, qui sont là mais comme inscrites dans l’inconscient, peu visibles… Tout ça forme une émotion, beaucoup d’émotions et pas forcément un sens qui sera le même à chaque fois. Cela dépend de notre état quand on chante … Pour la petite histoire, j’ai découvert cette berceuse quand est née ma deuxième fille … et lorsque nous avons tourné le clip, j’étais à nouveau enceinte de ma troisième fille. J’en garde l’émotion d’une berceuse à la fois forte et douce, qui dit toutes ces émotions qui nous étreignent quand on regarde ses enfants.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ? Des concerts sont-ils programmés ?

Le 21 septembre 2018, l’album va sortir sur le label Microcultures !

Juste avant, du 10 au 16 septembre, nous allons nous installer une semaine dans un lieu éphémère dans le 10e à Paris (le Lieu 37) pour un projet collaboratif « 4forU » que nous avons créé avec des amis et qui sera, on l’espère, le numéro 1 d’une longue liste. L’idée est de créer un mini-festival dans un lieu atypique, très facile d’accès, autour de gens passionnés et de produits joyeux et respectueux de la planète et des êtres vivants. Pendant cette semaine, nous allons faire de la musique Live entre amis (BlauBird + guests), goûter et faire goûter des vins nature, du café bio torréfié à Paris, vendre nos disques en avant-première, mes dessins et des photos d’une amie. Puis le 5 octobre 2018, il y aura une première « release party » de l’album au Walrus, un super disquaire qui se trouve rue de Dunkerque dans le dixième aussi et qui est tenu par deux filles extras et passionnées. Plus tard, en octobre peut-être mais nous n’avons pas la date exacte, nous ferons une date au Studio de l’Ermitage et une résidence dans une salle de banlieue parisienne, mais comme rien n’est confirmé je ne peux pas en dire plus. Pour connaître les dates, il faudra aller sur notre facebook.

Rising // La fin de la tristesse de Blaubird sera disponible le 21 septembre 2018 chez Microcultures.

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